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Mécanique Ce que le RSI et les EMA mesurent vraiment

Masterclass indicateurs — RSI et moyennes mobiles, mesurés sur de vraies données

Un indicateur ne prédit rien.
Et c’est en le comprenant qu’on cesse de perdre.

Ce site n’a rien à vous vendre. Il a mesuré, sur 84 443 bougies de 11 marchés, ce que valent réellement les signaux qu’on vous apprend à suivre — et il vous montre chaque calcul, pour que vous puissiez vérifier au lieu de croire.

2 478divergences détectéescomptées par le détecteur du site, réglages publiés
49,7 %de réussite du hasardle point de comparaison que la publicité ne montre jamais
0 sur 16configurations concluantesaprès correction statistique, aucune ne bat le hasard

Ce site n’exige aucune connaissance des indicateurs : chaque terme technique est défini au moment où il apparaît. Ce qu’il ne réexplique pas, c’est la lecture du marché elle-même — la poussée et la correction, les origines, la Une bougie est un petit rectangle qui résume tout ce qui s’est passé pendant une tranche de temps : le prix au début, le prix à la fin, le plus haut et le plus bas atteints. Le mot « barre » désigne exactement le même objet. d’engagement. Il part de là et va chercher ce que les indicateurs ajoutent — et ce qu’ils n’ajoutent pas — à une lecture qui tient déjà debout.

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Le chiffre par lequel il faut commencer

Si vous ne deviez retenir qu’une mesure de tout ce site, ce serait celle-ci.

0,95Un nombre entre −1 et 1 qui dit à quel point deux mesures montent et descendent ensemble : 1 veut dire toujours ensemble, 0 aucun lien, −1 toujours en sens contraire. de rang entre le RSI 14 et la distance du prix à son EMA 50, sur eur/usd, journalier, mesurée sur 68 bougies. Les deux mesures bougent presque toujours ensemble.
0,69La même mesure, sur exactement les mêmes 68 bougies, contre l’EMA 200. Beaucoup plus faible — et c’est justement l’information utile.

Ces deux nombres viennent du même jeu de données, choisi d’avance parce que c’est l’instrument de référence de toutes les démonstrations de ce site. Une version antérieure de cette page prenait le plus fort d’une colonne et le plus faible d’une autre, sur deux marchés différents : c’était exactement le tour de passe-passe que ce site passe son temps à démonter. Les trois jeux sont dans le tableau plus bas, et le classement y tient sur les trois.

Deux instruments corrélés à 0,95 ne se confirment pas l’un l’autre : ils redisent la même chose. Quand votre RSI est bas et que votre prix est loin sous son EMA 50, vous n’avez pas deux signaux concordants. Vous avez un signal, affiché deux fois, et le sentiment rassurant d’en avoir deux.

Mais regardez la seconde colonne du tableau. Contre l’EMA 200, la même corrélation s’effondre. (Dans la première colonne, la ligne « EUR/USD, journalier » affiche 0,94 et non 0,95 : le tableau prend tout l’historique disponible — 241 points — quand le chiffre géant se restreint aux 68 bougies communes aux deux comparaisons. Même mesure, effectif différent ; sans cette phrase, l’écart ressemblerait à une faute de frappe.) La redondance n’est pas une propriété du RSI : elle dépend de ce à quoi on le compare. Un RSI et une moyenne courte disent la même chose ; un RSI et une moyenne longue, beaucoup moins — parce que la moyenne longue ne parle plus du même horizon.

Corrélation de rang entre le RSI 14 et la distance du prix à deux moyennes, sur trois jeux de données.
DonnéesRSI 14 ↔ distance à l’EMA 50RSI 14 ↔ distance à l’EMA 200
Indice du dollar, 1 heure0,90 (244 points)0,67 (71 points)
EUR/USD, journalier0,94 (241 points)0,69 (68 points)
EUR/USD, 4 heures0,93 (241 points)0,75 (68 points)

Comment ce chiffre est obtenu, et pourquoi ce n’est pas une citation : c’est une corrélation de rang de Spearman, calculée à la construction de cette page par le moteur du site, sur les données réelles qu’il embarque. Le code est dans le dépôt et il est testé. L’incertitude n’est pas décorative et elle est calculée, pas estimée : par la transformation de Fisher avec la correction de Bonett-Wright, la corrélation contre l’EMA 50 tient dans [0,91 ; 0,97], et celle contre l’EMA 200 dans [0,53 ; 0,80] — les deux sur les 68 mêmes bougies. Deux fourchettes qui ne se touchent pas, sur un L’échantillon, c’est le nombre de cas réellement observés sur lesquels un chiffre est calculé : vingt trades, ou deux mille. strictement identique : l’écart ne vient ni du marché, ni du nombre de points, seulement de la longueur de la moyenne. Les 231 premières bougies sont écartées des deux calculs : c’est le temps qu’il faut à une moyenne de 200 périodes pour que son point de départ ne pèse plus que 10 % de sa valeur. Une moyenne encore dominée par sa graine n’est pas encore la moyenne qu’elle prétend être, et la corréler à quoi que ce soit revient à corréler son échauffement. Notez qu’on écrit deux bornes et non un « plus ou moins » : près de 1, une fourchette de corrélation est asymétrique, et un ± mentirait forcément sur l’un des deux côtés. Le classement entre les deux colonnes tient sur les trois jeux.

C’est le mécanisme exact par lequel on se persuade d’avoir raison : empiler des mesures qui disent la même chose fait monter la confiance sans faire monter l’information. Le reste de ce site consiste à démonter cet effet, morceau par morceau.

Conduite à tenir
  • Affichez sur un même graphique le RSI 14 et l’EMA 50, puis relevez sur trente bougies consécutives où se trouve le RSI et de quel côté de la moyenne se trouve le prix.
  • Refaites exactement le même relevé avec l’EMA 200 à la place de l’EMA 50 : les deux colonnes cessent de coïncider, et c’est là que la seconde mesure ajoute quelque chose.
  • Avant d’ajouter un indicateur, regardez ce qu’il prend en entrée ; s’il ne lit que les clôtures, vous saurez qu’il redit ce que vous lisez déjà.
  • Ce que vous ne faites pas : vous ne comptez plus « RSI bas et prix sous l’EMA 50 » pour deux arguments. C’est un seul, écrit deux fois.
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Ce que vous allez trouver ici

Les quatre parcours du site, ce que chacun démonte, et le temps de lecture mesuré.
ParcoursCe qu’on y ouvreLe malentendu qu’il tueLecture
Les moyennesLa formule de l’EMA, sa mémoire, le retard réel, l’origine de 50 et 200« l’EMA a moins de retard que la SMA »13 min
Le RSILe La façon de calculer la moyenne que Wilder a employée pour son RSI : chaque nouvelle bougie compte pour une fraction de la période, et non pour la fraction habituelle d’une moyenne exponentielle., les seuils 30/70, les divergences en entier« sous 30, on achète »25 min
L’usageLa confluence, les unités de temps, la repeinture, les réglages« je confirme mon RSI par mon EMA »21 min
Ce qui décideL’espérance, la taille d’échantillon, le hasard, les chiffres des régulateurs« mon taux de réussite prouve que ça marche »29 min

Les durées sont mesurées sur le texte réel de chaque page, à 200 mots par minute — le rythme d’une lecture attentive sur un sujet technique, pas celui d’un survol. Elles ne comptent ni les tableaux, ni le temps passé sur les outils interactifs. Rien ne vous oblige à tout lire d’une traite : chaque parcours se tient seul, et chaque section se termine par ce qu’il y a à en faire.

Chaque affirmation chiffrée de ce site porte sa source. Quand la recherche ne tranche pas, c’est écrit. Quand un chiffre très répandu se révèle faux, il est nommé et démonté. Le domaine est saturé de promesses invérifiables ; la seule réponse utile est de ne rien avancer qu’on ne puisse montrer.

Les mots, d’abord

Ce site emploie une vingtaine de termes qu’on ne peut pas deviner. Ils sont tous définis ici, avec une image pour les retenir et le piège qui va avec — car sur presque chacun, la croyance courante est fausse. Dans les pages, chaque mot est aussi défini au moment où il apparaît : il est souligné en pointillés, et sa définition s’affiche au survol, à la tabulation ou au toucher.

bougieaussi : barre

Une bougie est un petit rectangle qui résume tout ce qui s’est passé pendant une tranche de temps : le prix au début, le prix à la fin, le plus haut et le plus bas atteints. Le mot « barre » désigne exactement le même objet.

Une image : Comme la fiche météo d’une journée : une seule ligne donne la température du matin, celle du soir, le maximum et le minimum, au lieu des milliers de mesures de la journée.

Le piège : Croire qu’une bougie dure forcément une journée. Sa durée est celle qu’on a choisie — une minute, une heure, une semaine. Et tant qu’elle n’est pas terminée, ses quatre prix bougent encore.

clôture

La clôture est le dernier prix atteint juste avant que la tranche de temps se termine. C’est le seul des quatre prix d’une bougie qui ne bougera plus jamais ensuite.

Une image : Comme le score final d’un match : pendant le jeu il change sans arrêt, au coup de sifflet il est gravé.

Le piège : Lire la valeur d’un indicateur avant la fin de la bougie. Tant que la bougie vit, sa clôture n’existe pas encore, et la valeur affichée peut se retourner avant la fin.

unité de tempsaussi : H1, H4, journalier

L’unité de temps est la durée que représente une seule bougie : « H1 » veut dire une heure par bougie, « H4 » quatre heures, « D » ou « journalier » une journée.

Une image : Comme photographier le même paysage de plus ou moins loin : c’est le même endroit, mais on n’y voit ni les mêmes détails ni les mêmes formes.

Le piège : Recopier un réglage sans son unité de temps. Le « 14 » d’un RSI 14 se compte en bougies : des bougies d’une heure et des bougies d’un jour ne couvrent pas la même période — même nombre, indicateur différent.

haussier, baissier

« Haussier » se dit de ce qui va vers le haut, « baissier » de ce qui va vers le bas. Une tendance est simplement une direction qui dure plusieurs bougies.

Une image : Comme la marée : l’eau fait des vagues dans les deux sens à chaque instant, mais sur quelques heures elle va clairement dans un sens.

Le piège : Entendre « haussier » comme une prévision. Le mot décrit ce qui s’est déjà produit à l’écran, jamais ce qui va se produire.

moyenne mobileaussi : EMA, SMA

Une moyenne mobile est une ligne qui affiche, à chaque bougie, la moyenne des prix récents, recalculée à chaque nouvelle bougie. La SMA compte ces prix à parts égales, l’EMA donne plus de poids aux plus récents.

Une image : Comme votre moyenne de dépenses des trente derniers jours, recalculée chaque soir : elle avance doucement là où la dépense du jour, elle, saute.

Le piège : Croire qu’une « EMA 50 » ne regarde que les cinquante dernières bougies. Elle les regarde toutes ; le nombre 50 règle seulement la vitesse à laquelle les anciennes perdent de l’importance.

RSI

Le RSI est une jauge de 0 à 100 qui dit quelle part des mouvements récents s’est faite à la hausse. 50 signifie autant de hausse que de baisse ; au-dessus, il y a eu plus de hausse ; au-dessous, plus de baisse.

Une image : Comme un score « victoires sur nombre de matchs » sur les dernières rencontres, les plus récentes pesant davantage : il résume la forme récente, il ne dit rien du prochain match.

Le piège : Lire le RSI comme un prix. Un RSI à 30 ne dit pas que c’est bon marché ; il dit que les baisses ont dominé les hausses ces derniers temps.

survente, surachat

On dit qu’un indicateur est « en survente » quand il est descendu très bas sur sa jauge, et « en surachat » quand il est monté très haut — pour le RSI, habituellement sous 30 et au-dessus de 70.

Une image : Comme l’aiguille d’un compteur qui entre dans la zone rouge : elle signale qu’on est dans le haut de l’échelle, elle ne promet pas que ça va ralentir.

Le piège : Entendre « survente » comme « vendu à tort, donc ça va remonter ». Les deux mots décrivent l’état de l’indicateur, rien d’autre : un marché peut rester « en survente » des semaines en continuant de baisser.

pivotaussi : sommet, creux

Un pivot est un point où la courbe change de sens : un sommet est plus haut que les bougies qui l’entourent des deux côtés, un creux est plus bas.

Une image : Comme le haut d’une bosse sur une route : on ne sait qu’on l’a franchie qu’une fois qu’on a commencé à redescendre.

Le piège : Croire qu’un pivot est repérable le jour où il se forme. Il faut attendre plusieurs bougies pour être sûr que la courbe est repartie dans l’autre sens : le point est dessiné après coup, à une date où personne ne pouvait le connaître.

divergence

Une divergence, c’est un désaccord entre deux comparaisons : le prix fait un sommet plus haut que le précédent pendant que l’indicateur, lui, en fait un plus bas.

Une image : Comme un coureur qui bat son record tout en ayant le souffle plus court qu’à sa course précédente : la performance monte, la forme descend.

Le piège : Y voir une annonce de retournement. Sur les mesures de ce site, une divergence prise au premier instant où elle est connaissable réussit 50,7 %, contre 49,7 % pour le marché tout seul — soit 1,0 point d’écart.

failure swing

Le failure swing est une figure en trois temps qui se lit sur la seule courbe du RSI : elle pousse très loin, revient, réessaie sans faire mieux, puis repasse le niveau où son retour s’était arrêté. Le prix n’entre jamais dans la définition.

Une image : Comme un sauteur en hauteur : un premier saut très haut, un deuxième qui ne l’atteint plus, puis l’abandon. On juge sa forme sur ses seuls sauts, sans regarder le classement du concours.

Le piège : La confondre avec la divergence. Dès qu’une définition compare le RSI au prix, elle décrit une divergence — le failure swing de Wilder ne regarde jamais le prix.

pipaussi : pips

Le pip est l’unité dans laquelle on compte les petites variations d’une paire de devises : pour l’euro-dollar, un dix-millième — le prix qui passe de 1,1000 à 1,1001 a bougé d’un pip.

Une image : Comme le centime pour un prix en euros : ce n’est pas une somme, c’est la graduation la plus fine du compteur.

Le piège : Lire un total en pips comme un montant. 3 000 pips perdus peuvent coûter trois euros ou trois mille : tout dépend de la taille de la position engagée, que le chiffre en pips ne dit pas.

échantillon

L’échantillon, c’est le nombre de cas réellement observés sur lesquels un chiffre est calculé : vingt trades, ou deux mille.

Une image : Comme un sondage : la même réponse « 60 % » ne vaut pas du tout la même chose selon qu’on a interrogé dix personnes ou dix mille.

Le piège : Confondre le nombre de bougies avec le nombre de cas distincts. Sur ce site, 9 387 bougies passées du même côté d’une moyenne ne sont que 537 occasions différentes ; compter les bougies rend la mesure faussement précise.

taux de base

Le taux de base, c’est ce que fait le marché tout seul, sans aucune règle : la proportion de fois où le prix va dans le sens attendu, en prenant toutes les bougies sans exception.

Une image : Comme le taux de guérison spontanée d’un rhume : avant de dire qu’un sirop marche, il faut savoir combien de gens guérissent sans rien prendre.

Le piège : Juger une règle sur son taux de réussite seul. C’est l’écart au taux de base qui compte, jamais le taux brut — et cet écart est presque toujours beaucoup plus petit que le chiffre affiché.

bruit

Le bruit, c’est ce que le hasard produit tout seul : des écarts et des séries qui ressemblent à un résultat, mais qui apparaîtraient même si la règle testée ne servait à rien.

Une image : Comme la neige sur un vieux poste de télévision : on y voit passer des formes, et elles ne viennent d’aucune image.

Le piège : Lire « hors bruit » comme « ça marche ». Cela veut seulement dire que ce résultat-là est difficile à obtenir par hasard, sur ce marché, sur cette période, une seule fois.

p-valeuraussi : statistiquement significatif

La p-valeur est la probabilité d’obtenir un résultat au moins aussi beau que le vôtre alors que votre règle ne sert strictement à rien. « Statistiquement significatif » veut simplement dire que cette probabilité est petite, en général sous 5 %.

Une image : Comme tirer trois fois de suite le même numéro : ce n’est pas impossible sans tricher, c’est juste assez rare pour qu’on aille regarder la roulette de plus près.

Le piège : Lire « significatif » comme « important » ou « prouvé ». Le mot ne dit rien de la taille de l’effet, et un résultat sous 5 % sort tout seul une fois sur vingt.

intervalle de confianceaussi : fourchette

Une fourchette qui dit jusqu’où la vraie valeur peut raisonnablement se trouver, compte tenu du nombre de cas observés. Plus on a de cas, plus elle est étroite.

Une image : Comme une estimation de temps de trajet donnée entre 25 et 40 minutes : le chiffre du milieu n’est pas plus vrai que les autres, c’est la largeur qui vous dit quoi prévoir.

Le piège : Ne regarder que le point du milieu. Ce qui compte, c’est de savoir si la fourchette contient le zéro : si oui, la mesure ne se distingue pas de « rien du tout ».

corrélation

Un nombre entre −1 et 1 qui dit à quel point deux mesures montent et descendent ensemble : 1 veut dire toujours ensemble, 0 aucun lien, −1 toujours en sens contraire.

Une image : Comme la taille et la pointure : ce ne sont pas les mêmes mesures, mais qui est plus grand a en général de plus grands pieds — vous mesurez presque deux fois la même personne.

Le piège : Prendre deux mesures très corrélées pour deux confirmations. Le second indicateur ne vous apprend alors presque rien de neuf : il répète le premier, et c’est votre confiance qui monte, pas votre information.

backtest

Rejouer une règle sur des prix passés pour voir ce qu’elle aurait donné.

Une image : Comme rejouer la grille de loto de la semaine dernière en connaissant déjà les numéros sortis : facile à faire gagner, difficile à croire.

Le piège : Oublier ce qui n’était pas connaissable sur le moment. Sur un historique, les sommets et les creux sautent aux yeux ; à la date où ils se sont formés, personne ne pouvait encore les voir.

surajustementaussi : fouille de données

Ce qui arrive quand on essaie beaucoup de réglages et qu’on garde celui qui a le mieux marché sur le passé : ce réglage a surtout appris les hasards de cet historique-là.

Une image : Comme prendre le plus chanceux de quarante-cinq lanceurs de pièce et l’appeler champion : il fera environ 62 piles sur 100 sans le moindre talent, simplement parce qu’il est le meilleur de quarante-cinq.

Le piège : Ne compter que les essais qu’on a gardés. Ce sont les essais abandonnés qui décident de la lecture du résultat.

lissage de Wilderaussi : RMA

La façon de calculer la moyenne que Wilder a employée pour son RSI : chaque nouvelle bougie compte pour une fraction de la période, et non pour la fraction habituelle d’une moyenne exponentielle.

Une image : Deux voitures qui freinent avec la même pédale mais pas la même force : elles s’arrêtent au même endroit, l’une met deux fois plus de temps.

Le piège : Comparer un « RSI 14 » calculé avec le lissage de Wilder et un autre calculé sur une moyenne exponentielle de 14. Même nombre affiché, mémoire deux fois plus longue, valeurs différentes.

span

Le span d’une moyenne exponentielle, c’est la longueur de la moyenne simple qui aurait le même retard : dire « EMA de span 27 » revient à dire « réagit comme une moyenne simple de 27 bougies ». Le lissage de Wilder d’un RSI 14 a un span de 27, pas de 14.

Une image : Deux casseroles qui refroidissent : peu importe leur forme, on compare le temps qu’elles mettent à tiédir. Le span, c’est ce temps-là — la seule mesure qui permette de comparer deux façons de faire une moyenne.

Le piège : Lire le 14 de « RSI 14 » comme sa mémoire. Ce 14 est un réglage de formule ; la mémoire réelle du calcul est celle d’une moyenne de span 27.

Conduite à tenir
  • Relisez la troisième colonne du tableau ci-dessus et cochez les phrases que vous avez déjà prononcées : ce sont les parcours à ouvrir en premier.
  • Gardez la page Les sources ouverte dans un second onglet ; chaque affirmation chiffrée du site y renvoie.
  • Quand un chiffre vous surprend, cherchez la phrase qui dit comment il est obtenu : elle est toujours dans le même paragraphe ou juste en dessous.
  • Ce que vous ne faites pas : vous ne retenez aucun nombre de ce site sans sa méthode de calcul. Un nombre seul se recopie, et c’est exactement ainsi que circulent les faux.
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Des données réelles, et le calcul qui va avec

Tous les graphiques de ce site sont calculés, pas dessinés.

Indice du dollar en une heure, 06/08/2026 au 14/08/2026150 bougies horaires de l’indice du dollar, du 06/08/2026 au 14/08/2026, avec une moyenne mobile exponentielle de 50 périodes et une de 200 périodes. Les deux moyennes sont calculées sur l’historique complet de 302 bougies, et tracées dès la première comme le fait la plateforme. À la dernière bougie, la moyenne 200 doit encore 4,9 % de sa valeur à son point de départ, contre 0,001 % pour la moyenne 50.
Données réelles, relevées le 14 août 2026 sur TradingView : les 150 dernières bougies d’une heure sur l’indice du dollar (TVC:DXY), tirées d’un historique de 302. La courbe cyan est l’EMA 50, la dorée l’EMA 200. Les deux sont tracées depuis la toute première bougie, exactement comme sur votre écran — une moyenne exponentielle n’attend pas d’avoir 200 bougies pour s’afficher, elle démarre sur le premier prix venu. Ce qui est vrai, en revanche, c’est qu’elle met très longtemps à oublier ce premier prix : à la dernière bougie ci-dessus, la dorée en doit encore 4,9 %, quand la cyan n’en doit plus que 0,001 %. La ligne existe ; c’est sa valeur qui n’est pas encore mûre — et c’est l’objet du chapitre suivant.
Lire les valeurs chiffrées
Valeurs chiffrées — Données réelles, relevées le 14 août 2026 sur TradingView : les 150 dernières bougies d’une heure sur l’indice du dollar (TVC:DXY), tirées d’un historique de 302. La courbe cyan est l’EMA 50, la dorée l’EMA 200. Les deux sont tracées depuis la toute première bougie, exactement comme sur votre écran — une moyenne exponentielle n’attend pas d’avoir 200 bougies pour s’afficher, elle démarre sur le premier prix venu. Ce qui est vrai, en revanche, c’est qu’elle met très longtemps à oublier ce premier prix : à la dernière bougie ci-dessus, la dorée en doit encore 4,9 %, quand la cyan n’en doit plus que 0,001 %. La ligne existe ; c’est sa valeur qui n’est pas encore mûre — et c’est l’objet du chapitre suivant.
BougieLa clôture est le dernier prix atteint juste avant que la tranche de temps se termine. C’est le seul des quatre prix d’une bougie qui ne bougera plus jamais ensuite.EMA 50EMA 200
06/08/202699,74999,796100,325
06/08/202699,96299,831100,270
07/08/202699,91999,877100,231
10/08/202699,62799,767100,154
10/08/202699,79199,742100,100
11/08/202699,82399,759100,061
11/08/202699,80999,787100,032
12/08/202699,87499,807100,008
12/08/2026100,00699,82299,988
13/08/2026100,02599,88799,987
13/08/202699,96099,90399,980
14/08/202699,72199,88899,967

Le moteur qui produit ces courbes est couvert par 318 tests. Deux d’entre eux comptent plus que les autres : l’un confronte le moteur à une seconde implémentation écrite séparément à partir des définitions, l’autre contrôle l’identité mathématique entre le lissage de Wilder et une EMA. S’y ajoute un test par mutation, qui injecte 13 erreurs classiques dans le code et vérifie que la suite les attrape toutes — parce qu’une suite verte qui ne détecte rien est le piège le plus courant du métier.

La confrontation à TradingView, chiffre contre chiffre. Sur le dollar en une heure, TradingView affiche un RSI 14 de 38,61. Notre moteur calcule 38,605118. L’écart est de 4,9 millièmes, et il s’explique entièrement par le fait que TradingView n’affiche que deux décimales : arrondi au même pas, notre nombre donne exactement le sien.

Et ce contrôle sait dire non — c’est ce qui le rend utile. On lui a soumis les quatre façons les plus courantes de se tromper en recodant un RSI :

  • prendre un lissage exponentiel ordinaire au lieu de celui de Wilder ;
  • moyenner le haut, le bas et la clôture au lieu de la seule clôture ;
  • écarter la bougie en cours ;
  • ne remonter que soixante bougies en arrière.

Les quatre donnent, sur cette même bougie, un nombre assez éloigné pour être rejeté. Un calcul qui tomberait juste par hasard serait démasqué par au moins l’une d’elles ; le détail est dans outils/verifier-tradingview.mjs.

Ce qui n’est pas prouvé, et il faut le dire : la même confrontation n’a pas pu être menée sur les moyennes mobiles. Le connecteur refuse d’ajouter cette étude au graphique — testé sur huit libellés différents, avec un indicateur témoin qui, lui, s’ajoute sans problème : c’est donc une limite de l’outil, pas une erreur de nom. Nos EMA reposent sur la définition de Pine, vérifiée ligne à ligne, et sur le test qui les compare barre par barre à cette définition — mais pas sur l’affichage de TradingView.

Conduite à tenir
  • Dépliez le tableau de données sous le graphique et comparez trois lignes aux valeurs que votre plateforme affiche aux mêmes dates.
  • S’il y a un écart, notez-le et cherchez d’abord d’où part chaque moyenne dans l’historique plutôt que de décider laquelle des deux courbes serait fausse.
  • Avant de reprendre un chiffre trouvé ailleurs, vérifiez qu’il est accompagné des données ou du code qui le produisent.
  • Ce que vous ne faites pas : vous ne présentez pas les courbes de ce site comme vérifiées contre TradingView. Cette confrontation n’a pas pu être menée, et c’est écrit juste au-dessus.