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Mécanique Ce que le RSI et les EMA mesurent vraiment

Parcours 4

Ce qui décide vraiment

Aucun réglage d'indicateur ne pèse autant que les trois choses de cette page. Elles sont arithmétiques, elles ne se discutent pas, et presque personne ne les calcule.

Le seuil au-dessous duquel vous perdez, quoi qu’il arrive

Taux de réussite minimum selon le ratio gain/perteDix ratios gain/perte et le taux de réussite qu'ils exigent pour ne pas perdre d'argent. À 1 pour 1 il faut 50,0 % ; à 1 pour 3, 25,0 % ; à 1 pour 7, 12,5 %.Taux de réussite minimum — 1 : 0,50 : 66.7 %Taux de réussite minimum — 1 : 0,75 : 57.1 %Taux de réussite minimum — 1 : 1 : 50.0 %Taux de réussite minimum — 1 : 1,5 : 40.0 %Taux de réussite minimum — 1 : 2 : 33.3 %Taux de réussite minimum — 1 : 2,5 : 28.6 %Taux de réussite minimum — 1 : 3 : 25.0 %Taux de réussite minimum — 1 : 4 : 20.0 %Taux de réussite minimum — 1 : 5 : 16.7 %Taux de réussite minimum — 1 : 7 : 12.5 %ratio gain / perte
Chaque barre est le taux de réussite en dessous duquel vous perdez de l'argent, pour un ratio donné. C'est p* = 1 / (1 + R), une identité algébrique : aucune estimation, aucune donnée, rien à contester. On y lit tout de suite pourquoi « je gagne 7 fois sur 10 » ne veut rien dire tant qu'on ne connaît pas le ratio.
Lire les valeurs chiffrées
Valeurs chiffrées — Chaque barre est le taux de réussite en dessous duquel vous perdez de l'argent, pour un ratio donné. C'est p* = 1 / (1 + R) , une identité algébrique&
RatioTaux de réussite minimum
1 : 0,5066,7 %
1 : 0,7557,1 %
1 : 150,0 %
1 : 1,540,0 %
1 : 233,3 %
1 : 2,528,6 %
1 : 325,0 %
1 : 420,0 %
1 : 516,7 %
1 : 712,5 %

Avec un ratio gain/perte de R, le taux de réussite qui vous met exactement à l'équilibre vaut :

p* = 1 / (1 + R)

Taux de réussite minimal selon le ratio gain/perte.
Ratio gain/perteTaux de réussite d'équilibreCe que ça veut dire
1 : 150,0 %Une perte sur deux vous ramène à zéro, avant même les frais
1 : 233,3 %Vous pouvez vous tromper deux fois sur trois et gagner
1 : 325,0 %Trois erreurs sur quatre restent rentables
1 : 516,7 %Mais les occasions à 1:5 sont rares, et l’attente coûte

Votre seuil de rentabilité

Rentable — chaque trade rapporte en moyenne 0,800 fois le risque.

Ratio choisi
1 : 3,0
Seuil d’équilibre
25,0 %
Espérance par trade
+0,800 R

Valeurs affichées pour un ratio de 1:3 et 45 % de réussite. Activez JavaScript pour les régler.

Ce calcul suffit à trancher un débat que beaucoup mènent pendant des années : un taux de réussite élevé n'est pas un objectif en soi. Un système qui gagne 40 % du temps à 1:3 bat largement un système qui gagne 60 % du temps à 1:1.

Conduite à tenir
  • Reprenez vos vingt derniers trades clôturés et calculez le ratio gain/perte que vous obtenez réellement, pas celui que vous visez.
  • Appliquez p* = 1 / (1 + R) à ce ratio : vous saurez sous quel taux de réussite votre méthode perd de l’argent, avant même les frais.
  • Réglez les deux curseurs de l’outil ci-dessus sur vos propres valeurs et lisez l’espérance par trade qui s’affiche.
  • Ce que vous ne faites pas : vous n’annoncez plus un taux de réussite sans son ratio. Seul, il ne dit rien.

Combien de trades faut-il pour savoir si ça marche ?

La réponse est beaucoup plus grande que ce que tout le monde imagine.

Deux plateaux métalliques identiques posés côte à côte : celui de gauche porte cinq petites billes bien espacées, celui de droite en porte plusieurs milliers qui le remplissent entièrement.
À gauche, un échantillon dont on peut dire ce qu’on veut. À droite, un échantillon qui répond. C’est la seule différence entre les deux, et elle décide de tout.
620trades pour prouver un taux de 55 % contre le seuil de rentabilité de 50,0 % d’un ratio 1 : 1.
325trades pour prouver un taux de 40 % contre le seuil de rentabilité de 33,3 % d’un ratio 1 : 2.
494trades pour prouver un taux de 30 % contre le seuil de rentabilité de 25,0 % d’un ratio 1 : 3.

Ces nombres sont calculés sur cette page par un test binomial exact, à 5 % de risque d'erreur et 80 % de puissance. Autrement dit : en dessous de plusieurs centaines de trades, votre échantillon ne permet pas de distinguer votre méthode du hasard. Ce n'est pas un avis, c'est de l'arithmétique.

Taille d’échantillon nécessaire selon le ratio gain/perte, et l’écart que chaque ligne teste.
RatioSeuil de rentabilitéTaux prétenduÉcart à prouverTrades nécessaires
1 : 150,0 %55 %5,0 points620
1 : 233,3 %40 %6,7 points325
1 : 325,0 %30 %5,0 points494

Ne comparez pas ces trois nombres entre eux : ils ne testent pas le même écart. Le ratio 1 : 2 demande moins de trades non parce qu'il serait plus facile à prouver, mais parce que la ligne teste un écart de 6,7 points là où les deux autres en testent 5,0. Ce qui gouverne la taille d'échantillon, c'est l'écart que vous voulez démontrer — pas le ratio.

Votre résultat est-il du talent ou du hasard ?

Un système sans le moindre avantage produit ce résultat, ou mieux, dans 25,2 % des cas. Cet échantillon ne permet donc pas de distinguer votre méthode du hasard.

Réussites
12 sur 20
Probabilité sans aucun avantage
25,2 %

Valeurs affichées pour 20 trades à 60 % de réussite et un ratio 1 : 1. Activez JavaScript pour les régler.

Le chiffre à retenir : un système sans aucun avantage affiche au moins 12 trades gagnants sur 20 dans 25,2 % des cas. Un trader sur quatre qui vous montre « 12 gagnants sur 20 » n'a strictement rien démontré.

Et si l'on teste 50 variantes d'un réglage avant de retenir la meilleure, la probabilité d'obtenir un résultat « statistiquement significatif » sur du bruit pur monte jusqu'à 92,3 % : c'est 1 − (1 − 0,05)50, et rien d'autre.

Ce 92,3 % est un plafond, et il faut savoir pourquoi. Le calcul suppose les 50 essais indépendants, c'est-à-dire que chacun apporte une information neuve. Or 50 variantes d'un même réglage ne le sont pas : un RSI 13 et un RSI 14 lisent les mêmes bougies, franchissent leurs seuils presque aux mêmes endroits et se trompent donc ensemble, sur les mêmes barres. Quand deux essais se ratent au même moment, le second ne vous donne pas une deuxième chance d'attraper un faux positif ; il répète largement le premier. Le vrai risque est donc inférieur à 92,3 %, et d'autant plus inférieur que les réglages sont voisins. Ce qui ne le rend pas rassurant : il reste très au-dessus des 5 % qu'annonce celui qui ne vous montre qu'un seul essai. Retenez la forme, pas le chiffre — chercher jusqu'à ce que ça marche fabrique du significatif à volonté, et seul le nombre d'essais tentés permet d'en juger.

Conduite à tenir
  • Comptez vos trades clôturés et comparez ce nombre à la dernière colonne du tableau ci-dessus.
  • Entrez ce nombre et votre taux dans l’outil ci-dessus, puis lisez la probabilité d’obtenir ce résultat sans le moindre avantage.
  • Notez combien de variantes de réglage vous avez essayées avant de retenir celle-ci ; ce nombre entre dans la lecture du résultat.
  • Ce que vous ne faites pas : vous ne tirez aucune conclusion d’une série de quelques dizaines de trades, ni dans un sens ni dans l’autre.

Ce que vous traverserez même si vous avez raison

Une méthode rentable ne monte pas en ligne droite. La simulation ci-dessous fait tourner 10 000 parcours de 100 trades avec un ratio 1 : 3 et 40 % de réussite — soit une méthode franchement gagnante, 0,60 R d'espérance par trade. Voici ce qu'elle traverse quand même.

8 Rrepli maximal médian : la pire descente du sommet au creux, sur 100 trades.
14 Rrepli atteint dans 5 % des cas, avec exactement la même méthode gagnante.
7pertes consécutives, valeur médiane — et jusqu’à 12 dans 5 % des cas.

Deux choses différentes, et il faut les distinguer : le repli est la descente du plus haut au plus bas de votre courbe de capital ; la série est le nombre de pertes qui s'enchaînent. Une version antérieure de cette page annonçait un repli sous le nom de « série perdante ». Ce n'est pas la même chose, et confondre les deux fait paraître une méthode saine bien plus effrayante qu'elle ne l'est — ou l'inverse.

La taille de position, elle, ne pardonne pas

Prenons maintenant un avantage réel mais mince : 51 % de réussite à ratio 1 : 1. La question n'est plus « est-ce que ça gagne », mais « combien risquer par trade ».

57 %de chances de perdre la moitié du capital en 100 trades, en risquant 10 % à chaque fois.
0,0 %pour le même avantage, la même durée, en risquant 1 %.

C'est le chiffre le plus important de la page. Avoir raison plus souvent que tort ne protège de rien si la taille de position est trop grande. Le même avantage, exactement, conduit à la catastrophe ou à la survie selon un seul réglage. C'est la raison mathématique pour laquelle un risque de 1 à 2 % par position n'est pas de la prudence : c'est une condition d'existence.

Le modèle, en clair : risque en pourcentage du capital restant, 10 000 tirages, graine fixe — donc le même résultat à chaque construction du site. « Perdre la moitié » plutôt que « ruine » : en risque proportionnel, un compte n'atteint jamais exactement zéro, il se rapproche indéfiniment. Publier un mot qui n'existe pas dans le modèle serait précisément le genre de raccourci que cette page démonte.

Conduite à tenir
  • Regardez les trois chiffres ci-dessus et écrivez le repli que vous accepteriez de traverser sans changer de méthode.
  • Exprimez votre risque par position en pourcentage du capital restant, et vérifiez-le avant de passer l’ordre plutôt qu’après.
  • Dans votre journal, tenez deux colonnes séparées : le repli d’une part, la série de pertes consécutives d’autre part. Ce sont deux quantités différentes.
  • Ce que vous ne faites pas : vous n’augmentez pas la taille de position après une série de pertes. Le même avantage, exactement, conduit à perdre la moitié du capital ou à passer au travers selon ce seul réglage.

Les chiffres que l’industrie ne met pas en avant

Ils viennent de régulateurs et d'universitaires, pas de blogs.

Mesures officielles sur les particuliers.
SourceMesureDétail
AMF, octobre 201489,4 % de clients perdants14 799 clients actifs, 16 181 843 transactions sur 4 ans. Perte moyenne 10 887 €, médiane −1 843 €. Par année, le taux est de 83,3 à 84,2 %
ESMA, mars 201874 à 89 % de comptes perdantsPertes moyennes de 1 600 à 29 000 € selon les pays
FCA, décembre 2016« more than 80% »Résultat moyen −2 200 £
Barber, Lee, Liu & Odean, 2014Moins de 1 %Part des day traders taïwanais dégageant de façon fiable un rendement positif net de frais, sur 1992-2006
Chague, De-Losso & Giovannetti97 % de perdantsParmi ceux ayant persisté au moins 300 jours. 0,4 % gagnent plus qu’un guichetier — et aucune preuve d’apprentissage avec le temps
Ce qu’on entend, et qui est faux

« Ces indicateurs permettent d’avoir raison 90 % du temps »

Aucune source primaire ne soutient un tel taux, nulle part. Les mesures qui existent disent l'inverse, et elles portent sur des centaines de milliers de comptes réels. Une affirmation de ce genre est le marqueur le plus fiable d'une formation qui vend du rêve.

Un point de droit français, utile à connaître : l'article L. 222-16-1 du code de la consommation interdit la publicité électronique adressée à des particuliers pour les contrats financiers à risque maximal inconnu ou à perte pouvant excéder l'apport. L'amende va jusqu'à 100 000 € et vise toute la chaîne, y compris les intermédiaires.

Conduite à tenir
  • Quand une formation avance un taux de réussite, demandez la source primaire, la période et le nombre de comptes observés.
  • Vérifiez que le document cité est bien le texte d’origine et non un billet qui le commente : les liens sont sur la page Les sources.
  • Si une publicité électronique vous propose un contrat financier dont la perte peut excéder l’apport, sachez que le code de la consommation l’interdit.
  • Ce que vous ne faites pas : vous ne prenez pas l’absence de perdants dans des témoignages pour une mesure. Les mesures existent, elles portent sur des centaines de milliers de comptes, et elles disent l’inverse.

88 essais, aucune conclusion

Nous avons appliqué à ces données le protocole exact qu’une formation applique pour vous vendre un signal. Voici la sortie entière, y compris ce qu’elle interdit de conclure.

4 règles classiques — le taux de base du marché figure dans les tableaux comme repère, il n'est pas une règle et n'est pas compté ici — rejouées à la construction de cette page sur les 11 jeux embarqués : 302 barres, 299 barres, 299 barres, 5 890 barres, 17 267 barres, 5 904 barres, 7 723 barres, 14 276 barres, 13 998 barres, 9 767 barres, 8 716 barres, soit 84 441 au total. Horizons testés : 1, 5, 10 et 20 barres — une barre pour les deux règles d'état, qui décrivent la bougie suivante, 5, 10 et 20 pour les franchissements du RSI, dont on attend qu'ils annoncent quelque chose. En tout 88 combinaisons règle-horizon. Une réussite, c'est le prix qui a bougé dans le sens annoncé à l'horizon annoncé : à la hausse pour toutes les règles sauf le franchissement de 70 vers le bas. Aucun stop, aucun objectif, aucun frais, aucun glissement, et les barres plates comptent comme des échecs. Ce protocole est plus favorable aux règles que ne l'est votre courtier.

La fourchette, et pourquoi elle décide de tout. Un taux mesuré est une estimation faite sur un échantillon, pas la vérité. La fourchette à 95 % — son nom technique est intervalle de confiance — est l'ensemble des valeurs avec lesquelles votre mesure reste compatible : la vraie valeur s'y trouve, sauf malchance d'une fois sur vingt. Sa largeur ne dépend presque que d'une chose, le nombre d'événements. Quatre événements donnent une fourchette qui couvre la moitié de l'échelle. Un taux sans sa fourchette n'est pas un résultat, c'est un chiffre.

9 387 barres ne sont pas 9 387 observations. Regardez la règle « la clôture est au-dessus de son EMA 50 ». Sur S&P 500 D (56 ans) elle est vraie 9 387 fois. Mais le prix ne saute pas au-dessus de sa moyenne puis en dessous à chaque bougie : il passe au-dessus, et il y reste — des jours, des semaines. C'est même précisément ce qu'on demande à une moyenne mobile. Ces 9 387 barres ne sont donc pas 9 387 tirages différents : ce sont 537 séquences, 537 fois où le prix est passé d'un côté à l'autre et y est resté.

L'image qui rend cela évident : interroger 537 personnes 17 fois chacune n'est pas un sondage auprès de 9 387 personnes. Les barres d'une même séquence se répètent, elles ne s'ajoutent pas. Une fourchette calculée comme si elles s'ajoutaient est trop étroite : elle promet une précision que la donnée ne contient pas. La colonne « barres → épisodes » du tableau donne les deux nombres côte à côte.

Mais cette colonne ne corrige que la moitié du problème, et il faut le dire. Elle mord sur les 22 lignes des règles d'état, où le prix reste du même côté pendant des semaines. Sur les 63 lignes des franchissements du RSI, les deux nombres sont identiques, et c'est mécanique : on ne peut pas franchir 30 vers le haut deux bougies de suite sans être redescendu entre les deux. Écrire « le second nombre est le vrai effectif » n'y veut donc rien dire.

La dépendance y existe pourtant, simplement ailleurs : deux franchissements séparés de moins de l'horizon testé partagent une partie de leur fenêtre de résultat. Les mêmes bougies servent à juger deux signaux. Mesuré sur nos données, chaque bougie de résultat est comptée jusqu'à 1,64 fois (S&P 500 D (56 ans), le RSI franchit 70 vers le bas, 20 barres). Aucun compte d'épisodes ne le voit ; la fourchette par blocs, elle, en attrape une partie, parce qu'elle rejoue des morceaux entiers de série.

C'est pour cela que chaque ligne porte deux fourchettes. Celle de Wilson est celle que publie le secteur : elle compte les bougies, une par une, comme autant de tirages indépendants. Celle « par blocs » retire au sort des morceaux entiers de série, des barres collées les unes aux autres : ce qui se répète à l'intérieur d'un morceau reste répété, donc la répétition est comptée pour ce qu'elle est. Le verdict de la dernière colonne se prononce désormais sur la fourchette par blocs, la seule qui ne suppose pas ce qui est faux.

La même règle, 8 marchés

Voici la question que trois cents bougies ne permettaient pas de poser, et qui départage une découverte d'un accident : et sur les autres marchés, ça donne quoi ? Chaque ligne est une règle à un horizon. Chaque colonne est un marché. Chaque case est l'écart au taux de base de ce marché-là, en points de pourcentage. Le losange signale les cases qui ressortent du bruit.

Pour chaque règle et chaque horizon, l’écart au taux de base sur chacun des 8 marchés de l’échantillon de masse, en points de pourcentage. Un marché où la règle ressort du bruit est signalé.
RègleEUR/USD DEUR/USD H1GBP/USD DUSD/JPY DS&P 500 DNasdaq DDAX DDow Jones D
Le RSI franchit 30 vers le haut — 5 barres−0,3+7,5 +3,9−0,8+0,1+2,8+1,8+6,4
Le RSI franchit 30 vers le haut — 10 barres−12,4+6,8−5,3−8,7−4,8−4,8−0,4+1,6
Le RSI franchit 30 vers le haut — 20 barres−13,1+5,7−3,7−10,4−3,4−3,5+4,8+15,8
Le RSI franchit 70 vers le bas — 5 barres+4,4−1,2+14,0 +7,8−5,4−2,0−6,1−1,3
Le RSI franchit 70 vers le bas — 10 barres+2,1+4,6+19,2 +2,9−5,7−2,5−1,9+2,2
Le RSI franchit 70 vers le bas — 20 barres−0,9−0,3+18,4 +3,4−2,5−3,7−7,0+4,2
La clôture est au-dessus de son EMA 50 — 1 barre−1,0−1,6−0,4−0,4+0,4+2,3 −0,0+0,2
La clôture est au-dessus de l’EMA 200 et le RSI au-dessus de 50 — 1 barre−0,4−2,0−1,0−0,4+0,2+2,9 −0,0+0,2

Un effet réel ne change pas de signe. Il peut être plus faible sur un marché que sur un autre, plus lent, moins net — mais il reste du même côté. Or sur 8 des 8 lignes du tableau ci-dessus, la même règle est au-dessus du taux de base sur certains marchés et en dessous sur d'autres. Ce n'est pas un effet qui varie : c'est du bruit qui tombe tantôt d'un côté, tantôt de l'autre.

Le second fait est du même ordre. Sur 64 cases, 7 ressortent du bruit — et aucune règle ne ressort sur plus d’un marché à la fois. Une règle qui décrirait une propriété des marchés se retrouverait sur plusieurs d'entre eux. Une règle qui ne décrit rien ressort là où l'échantillon a été généreux, et nulle part ailleurs.

C'est aussi la réponse à un désaccord réel de la littérature, et non un effet de style : une étude trouve les règles de type RSI parmi les rares survivantes sur le change, une autre leur donne le pire taux de survie de toutes les familles sur les indices. Les deux ont raison sur leurs données. Mesurées ensemble, sur les deux familles, elles ne survivent nulle part de façon reproductible — ce qui explique comment deux travaux sérieux peuvent se contredire sans que l'un des deux se trompe.

Le détail, jeu par jeu

Les tableaux ci-dessous portent la preuve complète : chaque règle, sur chaque jeu, avec son effectif réel, ses deux fourchettes et son verdict. Les trois premiers jeux sont les captures TradingView de trois cents bougies qui ont servi à vérifier le moteur de calcul lui-même ; ils sont conservés pour cette raison, et leurs fourchettes sont larges parce que trois cents bougies ne permettent pas mieux.

DXY H1 — 302 barres

Ce que produisent 4 règles classiques sur DXY H1, suivies du taux de base du marché qui leur sert de repère, avec le nombre de séquences distinctes, les deux fourchettes à 95 % et l’écart au taux de base du même jeu au même horizon.
RègleBarres → épisodesTauxFourchette WilsonFourchette par blocsÉcart au taux de baseCe qu’on peut en conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 5 barres plus tard5 → 560,0 %23,1 à 88,2 %0,0 à 100,0 %+12,5 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 10 barres plus tard5 → 560,0 %23,1 à 88,2 %0,0 à 100,0 %+10,3 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 20 barres plus tard5 → 540,0 %11,8 à 76,9 %0,0 à 100,0 %−4,0 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 5 barres plus tard0 → 0aucun événement
Le RSI franchit 70 vers le bas — 10 barres plus tard0 → 0aucun événement
Le RSI franchit 70 vers le bas — 20 barres plus tard0 → 0aucun événement
La clôture est au-dessus de son EMA 50 — 1 barre plus tard100 → 748,0 %38,5 à 57,7 %39,8 à 55,2 %−1,8 ptsrien à conclure
La clôture est au-dessus de l’EMA 200 et le RSI au-dessus de 50 — 1 barre plus tard7 → 414,3 %2,6 à 51,3 %0,0 à 50,0 %−35,5 ptsrien à conclure
Toutes les barres — le taux de base — 1 barre plus tard301 → 149,8 %44,2 à 55,4 %45,1 à 55,5 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 5 barres plus tard297 → 147,5 %41,9 à 53,1 %38,3 à 57,1 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 10 barres plus tard292 → 149,7 %44,0 à 55,4 %36,9 à 61,5 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 20 barres plus tard282 → 144,0 %38,3 à 49,8 %27,5 à 62,8 %référence

EUR/USD D — 299 barres

Ce que produisent 4 règles classiques sur EUR/USD D, suivies du taux de base du marché qui leur sert de repère, avec le nombre de séquences distinctes, les deux fourchettes à 95 % et l’écart au taux de base du même jeu au même horizon.
RègleBarres → épisodesTauxFourchette WilsonFourchette par blocsÉcart au taux de baseCe qu’on peut en conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 5 barres plus tard2 → 2100,0 %34,2 à 100,0 %trop rare+51,4 ptstrop rare pour une fourchette
Le RSI franchit 30 vers le haut — 10 barres plus tard2 → 250,0 %9,5 à 90,5 %0,0 à 100,0 %+6,7 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 20 barres plus tard2 → 250,0 %9,5 à 90,5 %0,0 à 100,0 %+4,1 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 5 barres plus tard2 → 2100,0 %34,2 à 100,0 %trop rare+48,6 ptstrop rare pour une fourchette
Le RSI franchit 70 vers le bas — 10 barres plus tard2 → 250,0 %9,5 à 90,5 %0,0 à 100,0 %−6,7 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 20 barres plus tard2 → 2100,0 %34,2 à 100,0 %trop rare+45,9 ptstrop rare pour une fourchette
La clôture est au-dessus de son EMA 50 — 1 barre plus tard116 → 1144,0 %35,3 à 53,0 %35,9 à 51,2 %−4,4 ptsrien à conclure
La clôture est au-dessus de l’EMA 200 et le RSI au-dessus de 50 — 1 barre plus tard25 → 244,0 %26,7 à 62,9 %16,7 à 83,3 %−4,3 ptsrien à conclure
Toutes les barres — le taux de base — 1 barre plus tard298 → 148,3 %42,7 à 54,0 %42,5 à 53,0 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 5 barres plus tard294 → 148,6 %43,0 à 54,3 %39,1 à 56,9 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 10 barres plus tard289 → 143,3 %37,7 à 49,0 %31,5 à 54,3 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 20 barres plus tard279 → 145,9 %40,1 à 51,7 %28,0 à 63,0 %référence

EUR/USD H4 — 299 barres

Ce que produisent 4 règles classiques sur EUR/USD H4, suivies du taux de base du marché qui leur sert de repère, avec le nombre de séquences distinctes, les deux fourchettes à 95 % et l’écart au taux de base du même jeu au même horizon.
RègleBarres → épisodesTauxFourchette WilsonFourchette par blocsÉcart au taux de baseCe qu’on peut en conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 5 barres plus tard3 → 30,0 %0,0 à 56,1 %trop rare−48,3 ptstrop rare pour une fourchette
Le RSI franchit 30 vers le haut — 10 barres plus tard3 → 366,7 %20,8 à 93,9 %0,0 à 100,0 %+18,6 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 20 barres plus tard3 → 366,7 %20,8 à 93,9 %0,0 à 100,0 %+12,9 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 5 barres plus tard1 → 10,0 %0,0 à 79,3 %trop rare−51,4 ptstrop rare pour une fourchette
Le RSI franchit 70 vers le bas — 10 barres plus tard1 → 10,0 %0,0 à 79,3 %trop rare−51,9 ptstrop rare pour une fourchette
Le RSI franchit 70 vers le bas — 20 barres plus tard1 → 10,0 %0,0 à 79,3 %trop rare−46,2 ptstrop rare pour une fourchette
La clôture est au-dessus de son EMA 50 — 1 barre plus tard127 → 1241,7 %33,5 à 50,4 %33,8 à 47,5 %−4,6 ptsrien à conclure
La clôture est au-dessus de l’EMA 200 et le RSI au-dessus de 50 — 1 barre plus tard59 → 644,1 %32,2 à 56,7 %27,7 à 54,8 %−2,2 ptsrien à conclure
Toutes les barres — le taux de base — 1 barre plus tard298 → 146,3 %40,7 à 52,0 %41,9 à 50,3 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 5 barres plus tard294 → 148,3 %42,6 à 54,0 %39,5 à 56,8 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 10 barres plus tard289 → 148,1 %42,4 à 53,8 %35,1 à 59,8 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 20 barres plus tard279 → 153,8 %47,9 à 59,5 %35,3 à 69,0 %référence

EUR/USD D (23 ans) — 5 890 barres

Ce que produisent 4 règles classiques sur EUR/USD D (23 ans), suivies du taux de base du marché qui leur sert de repère, avec le nombre de séquences distinctes, les deux fourchettes à 95 % et l’écart au taux de base du même jeu au même horizon.
RègleBarres → épisodesTauxFourchette WilsonFourchette par blocsÉcart au taux de baseCe qu’on peut en conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 5 barres plus tard74 → 7450,0 %38,9 à 61,1 %38,2 à 62,3 %−0,3 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 10 barres plus tard74 → 7437,8 %27,6 à 49,2 %27,0 à 50,0 %−12,4 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 20 barres plus tard74 → 7436,5 %26,4 à 47,9 %25,0 à 48,6 %−13,1 ptsindistinct du bruit
Le RSI franchit 70 vers le bas — 5 barres plus tard89 → 8953,9 %43,6 à 63,9 %42,7 à 65,6 %+4,4 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 10 barres plus tard89 → 8951,7 %41,5 à 61,8 %40,3 à 63,6 %+2,1 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 20 barres plus tard89 → 8949,4 %39,3 à 59,6 %37,8 à 62,3 %−0,9 ptsrien à conclure
La clôture est au-dessus de son EMA 50 — 1 barre plus tard2 929 → 23948,7 %46,8 à 50,5 %46,8 à 50,4 %−1,0 ptsrien à conclure
La clôture est au-dessus de l’EMA 200 et le RSI au-dessus de 50 — 1 barre plus tard2 092 → 21349,2 %47,1 à 51,4 %47,1 à 51,3 %−0,4 ptsrien à conclure
Toutes les barres — le taux de base — 1 barre plus tard5 889 → 149,6 %48,4 à 50,9 %48,4 à 50,7 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 5 barres plus tard5 885 → 150,3 %49,1 à 51,6 %47,9 à 52,6 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 10 barres plus tard5 880 → 150,3 %49,0 à 51,5 %47,1 à 53,3 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 20 barres plus tard5 870 → 149,6 %48,3 à 50,9 %45,4 à 53,6 %référence

EUR/USD H1 (2 ans) — 17 267 barres

Ce que produisent 4 règles classiques sur EUR/USD H1 (2 ans), suivies du taux de base du marché qui leur sert de repère, avec le nombre de séquences distinctes, les deux fourchettes à 95 % et l’écart au taux de base du même jeu au même horizon.
RègleBarres → épisodesTauxFourchette WilsonFourchette par blocsÉcart au taux de baseCe qu’on peut en conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 5 barres plus tard239 → 23956,1 %49,7 à 62,2 %49,6 à 62,4 %+7,5 ptshors bruit
Le RSI franchit 30 vers le haut — 10 barres plus tard239 → 23955,6 %49,3 à 61,8 %48,9 à 62,7 %+6,8 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 20 barres plus tard239 → 23954,4 %48,1 à 60,6 %47,5 à 61,6 %+5,7 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 5 barres plus tard265 → 26546,4 %40,5 à 52,4 %40,5 à 52,7 %−1,2 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 10 barres plus tard264 → 26453,4 %47,4 à 59,3 %46,8 à 60,1 %+4,6 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 20 barres plus tard264 → 26449,6 %43,6 à 55,6 %43,0 à 56,9 %−0,3 ptsrien à conclure
La clôture est au-dessus de son EMA 50 — 1 barre plus tard8 760 → 73343,7 %42,7 à 44,8 %42,6 à 44,8 %−1,6 ptsindistinct du bruit
La clôture est au-dessus de l’EMA 200 et le RSI au-dessus de 50 — 1 barre plus tard6 183 → 68443,3 %42,1 à 44,6 %42,0 à 44,6 %−2,0 ptsindistinct du bruit
Toutes les barres — le taux de base — 1 barre plus tard17 266 → 145,4 %44,6 à 46,1 %44,6 à 46,0 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 5 barres plus tard17 262 → 148,6 %47,8 à 49,3 %47,2 à 49,8 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 10 barres plus tard17 257 → 148,9 %48,1 à 49,6 %47,0 à 50,6 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 20 barres plus tard17 247 → 148,7 %47,9 à 49,4 %46,3 à 51,0 %référence

GBP/USD D (23 ans) — 5 904 barres

Ce que produisent 4 règles classiques sur GBP/USD D (23 ans), suivies du taux de base du marché qui leur sert de repère, avec le nombre de séquences distinctes, les deux fourchettes à 95 % et l’écart au taux de base du même jeu au même horizon.
RègleBarres → épisodesTauxFourchette WilsonFourchette par blocsÉcart au taux de baseCe qu’on peut en conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 5 barres plus tard78 → 7853,8 %42,9 à 64,5 %42,0 à 65,0 %+3,9 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 10 barres plus tard78 → 7844,9 %34,3 à 55,9 %33,3 à 56,6 %−5,3 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 20 barres plus tard78 → 7847,4 %36,7 à 58,4 %34,2 à 60,5 %−3,7 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 5 barres plus tard61 → 6163,9 %51,4 à 74,8 %50,9 à 77,0 %+14,0 ptshors bruit
Le RSI franchit 70 vers le bas — 10 barres plus tard61 → 6168,9 %56,4 à 79,1 %55,6 à 81,5 %+19,2 ptshors bruit
Le RSI franchit 70 vers le bas — 20 barres plus tard61 → 6167,2 %54,7 à 77,7 %54,9 à 79,0 %+18,4 ptshors bruit
La clôture est au-dessus de son EMA 50 — 1 barre plus tard3 006 → 25449,1 %47,4 à 50,9 %47,4 à 50,7 %−0,4 ptsrien à conclure
La clôture est au-dessus de l’EMA 200 et le RSI au-dessus de 50 — 1 barre plus tard2 133 → 24048,6 %46,5 à 50,7 %46,6 à 50,5 %−1,0 ptsrien à conclure
Toutes les barres — le taux de base — 1 barre plus tard5 903 → 149,6 %48,3 à 50,9 %48,3 à 50,8 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 5 barres plus tard5 899 → 150,0 %48,7 à 51,3 %47,6 à 52,1 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 10 barres plus tard5 894 → 150,2 %48,9 à 51,4 %47,0 à 53,2 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 20 barres plus tard5 884 → 151,1 %49,9 à 52,4 %47,0 à 55,0 %référence

USD/JPY D (30 ans) — 7 723 barres

Ce que produisent 4 règles classiques sur USD/JPY D (30 ans), suivies du taux de base du marché qui leur sert de repère, avec le nombre de séquences distinctes, les deux fourchettes à 95 % et l’écart au taux de base du même jeu au même horizon.
RègleBarres → épisodesTauxFourchette WilsonFourchette par blocsÉcart au taux de baseCe qu’on peut en conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 5 barres plus tard94 → 9452,1 %42,1 à 61,9 %41,1 à 62,5 %−0,8 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 10 barres plus tard93 → 9344,1 %34,4 à 54,2 %34,0 à 55,1 %−8,7 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 20 barres plus tard93 → 9343,0 %33,4 à 53,2 %31,6 à 54,9 %−10,4 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 5 barres plus tard128 → 12854,7 %46,1 à 63,0 %45,5 à 63,5 %+7,8 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 10 barres plus tard128 → 12850,0 %41,5 à 58,5 %39,9 à 59,8 %+2,9 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 20 barres plus tard126 → 12650,0 %41,4 à 58,6 %39,4 à 60,7 %+3,4 ptsrien à conclure
La clôture est au-dessus de son EMA 50 — 1 barre plus tard4 135 → 32351,0 %49,5 à 52,5 %49,5 à 52,5 %−0,4 ptsrien à conclure
La clôture est au-dessus de l’EMA 200 et le RSI au-dessus de 50 — 1 barre plus tard2 980 → 31551,0 %49,2 à 52,8 %49,2 à 52,7 %−0,4 ptsrien à conclure
Toutes les barres — le taux de base — 1 barre plus tard7 722 → 151,4 %50,3 à 52,5 %50,3 à 52,5 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 5 barres plus tard7 718 → 152,9 %51,8 à 54,0 %50,7 à 55,0 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 10 barres plus tard7 713 → 152,8 %51,7 à 53,9 %50,0 à 55,6 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 20 barres plus tard7 703 → 153,4 %52,3 à 54,5 %50,0 à 56,9 %référence

S&P 500 D (56 ans) — 14 276 barres

Ce que produisent 4 règles classiques sur S&P 500 D (56 ans), suivies du taux de base du marché qui leur sert de repère, avec le nombre de séquences distinctes, les deux fourchettes à 95 % et l’écart au taux de base du même jeu au même horizon.
RègleBarres → épisodesTauxFourchette WilsonFourchette par blocsÉcart au taux de baseCe qu’on peut en conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 5 barres plus tard150 → 15056,7 %48,7 à 64,3 %48,1 à 65,2 %+0,1 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 10 barres plus tard150 → 15054,0 %46,0 à 61,8 %45,7 à 62,7 %−4,8 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 20 barres plus tard150 → 15058,0 %50,0 à 65,6 %49,7 à 66,5 %−3,4 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 5 barres plus tard324 → 32438,0 %32,8 à 43,4 %32,4 à 43,9 %−5,4 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 10 barres plus tard324 → 32435,5 %30,5 à 40,8 %29,6 à 41,6 %−5,7 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 20 barres plus tard324 → 32436,1 %31,1 à 41,5 %30,0 à 42,5 %−2,5 ptsrien à conclure
La clôture est au-dessus de son EMA 50 — 1 barre plus tard9 387 → 53753,4 %52,4 à 54,4 %52,4 à 54,4 %+0,4 ptsrien à conclure
La clôture est au-dessus de l’EMA 200 et le RSI au-dessus de 50 — 1 barre plus tard7 928 → 67453,2 %52,1 à 54,3 %52,0 à 54,2 %+0,2 ptsrien à conclure
Toutes les barres — le taux de base — 1 barre plus tard14 275 → 153,0 %52,2 à 53,8 %52,2 à 53,8 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 5 barres plus tard14 271 → 156,5 %55,7 à 57,3 %55,0 à 58,1 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 10 barres plus tard14 266 → 158,8 %58,0 à 59,6 %56,7 à 60,9 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 20 barres plus tard14 256 → 161,4 %60,6 à 62,2 %58,7 à 64,1 %référence

Nasdaq D (55 ans) — 13 998 barres

Ce que produisent 4 règles classiques sur Nasdaq D (55 ans), suivies du taux de base du marché qui leur sert de repère, avec le nombre de séquences distinctes, les deux fourchettes à 95 % et l’écart au taux de base du même jeu au même horizon.
RègleBarres → épisodesTauxFourchette WilsonFourchette par blocsÉcart au taux de baseCe qu’on peut en conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 5 barres plus tard172 → 17260,5 %53,0 à 67,5 %53,5 à 67,8 %+2,8 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 10 barres plus tard172 → 17254,7 %47,2 à 61,9 %47,1 à 62,8 %−4,8 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 20 barres plus tard172 → 17258,1 %50,7 à 65,3 %50,0 à 66,2 %−3,5 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 5 barres plus tard358 → 35840,2 %35,3 à 45,4 %35,2 à 45,4 %−2,0 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 10 barres plus tard358 → 35838,0 %33,1 à 43,1 %32,5 à 43,8 %−2,5 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 20 barres plus tard358 → 35834,6 %29,9 à 39,7 %29,0 à 40,9 %−3,7 ptsrien à conclure
La clôture est au-dessus de son EMA 50 — 1 barre plus tard9 136 → 43758,1 %57,1 à 59,1 %56,9 à 59,2 %+2,3 ptshors bruit
La clôture est au-dessus de l’EMA 200 et le RSI au-dessus de 50 — 1 barre plus tard7 638 → 56358,6 %57,5 à 59,7 %57,4 à 59,8 %+2,9 ptshors bruit
Toutes les barres — le taux de base — 1 barre plus tard13 997 → 155,7 %54,9 à 56,6 %54,7 à 56,7 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 5 barres plus tard13 993 → 157,7 %56,8 à 58,5 %56,0 à 59,3 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 10 barres plus tard13 988 → 159,5 %58,7 à 60,3 %57,2 à 61,7 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 20 barres plus tard13 978 → 161,6 %60,8 à 62,4 %58,7 à 64,4 %référence

DAX D (38 ans) — 9 767 barres

Ce que produisent 4 règles classiques sur DAX D (38 ans), suivies du taux de base du marché qui leur sert de repère, avec le nombre de séquences distinctes, les deux fourchettes à 95 % et l’écart au taux de base du même jeu au même horizon.
RègleBarres → épisodesTauxFourchette WilsonFourchette par blocsÉcart au taux de baseCe qu’on peut en conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 5 barres plus tard98 → 9858,2 %48,3 à 67,4 %47,9 à 67,9 %+1,8 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 10 barres plus tard98 → 9858,2 %48,3 à 67,4 %47,7 à 68,9 %−0,4 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 20 barres plus tard98 → 9865,3 %55,5 à 74,0 %54,5 à 76,5 %+4,8 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 5 barres plus tard197 → 19737,6 %31,1 à 44,5 %30,4 à 45,0 %−6,1 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 10 barres plus tard197 → 19739,6 %33,0 à 46,6 %31,5 à 47,8 %−1,9 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 20 barres plus tard197 → 19732,5 %26,3 à 39,3 %24,9 à 40,8 %−7,0 ptsrien à conclure
La clôture est au-dessus de son EMA 50 — 1 barre plus tard6 367 → 37753,2 %52,0 à 54,4 %52,0 à 54,3 %−0,0 ptsrien à conclure
La clôture est au-dessus de l’EMA 200 et le RSI au-dessus de 50 — 1 barre plus tard5 148 → 44453,2 %51,9 à 54,6 %51,9 à 54,5 %−0,0 ptsrien à conclure
Toutes les barres — le taux de base — 1 barre plus tard9 766 → 153,3 %52,3 à 54,2 %52,3 à 54,2 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 5 barres plus tard9 762 → 156,4 %55,4 à 57,3 %54,5 à 58,2 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 10 barres plus tard9 757 → 158,5 %57,6 à 59,5 %56,2 à 61,0 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 20 barres plus tard9 747 → 160,5 %59,5 à 61,5 %57,5 à 63,7 %référence

Dow Jones D (34 ans) — 8 716 barres

Ce que produisent 4 règles classiques sur Dow Jones D (34 ans), suivies du taux de base du marché qui leur sert de repère, avec le nombre de séquences distinctes, les deux fourchettes à 95 % et l’écart au taux de base du même jeu au même horizon.
RègleBarres → épisodesTauxFourchette WilsonFourchette par blocsÉcart au taux de baseCe qu’on peut en conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 5 barres plus tard83 → 8363,9 %53,1 à 73,4 %53,3 à 75,0 %+6,4 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 10 barres plus tard83 → 8361,4 %50,7 à 71,2 %51,4 à 71,6 %+1,6 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 30 vers le haut — 20 barres plus tard83 → 8379,5 %69,6 à 86,8 %70,1 à 88,8 %+15,8 ptshors bruit
Le RSI franchit 70 vers le bas — 5 barres plus tard158 → 15841,1 %33,8 à 48,9 %33,6 à 48,9 %−1,3 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 10 barres plus tard158 → 15842,4 %35,0 à 50,2 %33,3 à 51,5 %+2,2 ptsrien à conclure
Le RSI franchit 70 vers le bas — 20 barres plus tard158 → 15840,5 %33,2 à 48,3 %31,6 à 49,7 %+4,2 ptsrien à conclure
La clôture est au-dessus de son EMA 50 — 1 barre plus tard5 928 → 32153,6 %52,3 à 54,9 %52,4 à 54,8 %+0,2 ptsrien à conclure
La clôture est au-dessus de l’EMA 200 et le RSI au-dessus de 50 — 1 barre plus tard5 106 → 40553,6 %52,3 à 55,0 %52,3 à 55,0 %+0,2 ptsrien à conclure
Toutes les barres — le taux de base — 1 barre plus tard8 715 → 153,4 %52,4 à 54,5 %52,4 à 54,4 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 5 barres plus tard8 711 → 157,5 %56,4 à 58,5 %55,5 à 59,4 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 10 barres plus tard8 706 → 159,8 %58,8 à 60,8 %57,2 à 62,2 %référence
Toutes les barres — le taux de base — 20 barres plus tard8 696 → 163,7 %62,7 à 64,7 %60,4 à 66,9 %référence

La colonne de l'écart est la seule qui compte : chaque règle y est comparée au taux de base de son propre jeu, au même horizon. Sans cette soustraction, une règle qui achète dans un marché qui monte s'attribue la montée du marché. Le verdict, lui, ne dit jamais « ça marche » : au mieux il dit que la marche aléatoire témoin ne reproduit pas ce résultat.

Ce que coûte la répétition des barres, nous l'avons mesuré plutôt que supposé, et le résultat a deux visages qu'il faut donner ensemble. Là où les observations se chevauchent vraiment — le taux de base à 20 barres sur Nasdaq D (55 ans), où deux mesures voisines partagent presque toute leur fenêtre — la fourchette honnête est 3,6 fois plus large que celle de Wilson : 60,8–62,4 % devient 58,7–64,4 %. Sur les règles jugées une seule barre plus tard, en revanche, les deux fourchettes se ressemblent beaucoup : le prix reste longtemps du même côté de sa moyenne, mais le sens de la bougie suivante, lui, ne se répète pas. La dépendance y coûte alors énormément en effectif (9 387 barres pour 537 épisodes) et peu en largeur. C'est ce que ces jeux disent, et rien de plus général : ailleurs, la même vérification donnerait autre chose, et il faudrait la refaire.

Enfin, sur 7 des 88 combinaisons, la méthode honnête ne rend aucune fourchette du tout. Avec un ou deux événements, tous du même côté, rééchantillonner ne produit qu'une seule et même valeur : un intervalle large de zéro, une certitude parfaite tirée de deux bougies. Le programme refuse de la publier et écrit « trop rare ». Ce refus est un résultat ; c'est même le résultat le plus utile de la page, parce que c'est exactement à cet endroit qu'une formation, elle, imprimerait 100 %.

9 387 → 537barres, mais seulement 537 séquences distinctes pour la règle la plus « collante » du tableau. Le second nombre est le vrai effectif.
7 sur 88combinaisons qui ressortent du bruit. Les moyennes mobiles font moins bien que le taux de base de leur propre marché.
0 à 358événements par franchissement de 30 ou de 70, sur 84 441 barres. 3 combinaisons n’ont pas produit un seul événement, et 7 sont trop rares pour qu’une fourchette honnête existe.
au plus 98,9 %de chances de trouver au moins un résultat « significatif » sur du bruit pur, en testant 88 combinaisons à 5 %. C’est un plafond : il suppose les 88 essais indépendants, alors que plusieurs horizons d’une même règle lisent les mêmes barres.

La ligne qu’un vendeur mettrait sur son affiche

Dans ce tableau, le meilleur taux est celui-ci : le RSI franchit 30 vers le haut, 5 barres plus tard, sur EUR/USD D : 100,0 % de réussite. C'est la phrase qui se vend. Voici celle qui se tait : elle repose sur 2 événements, et sa fourchette va de 34,2 à 100,0 %. Cette mesure est donc compatible avec une règle qui fait nettement pire que pile ou face. Elle ne l'a pas démontré non plus. Elle n'a rien démontré du tout.

Et la méthode qui ne fait pas semblant ne rend, pour cette ligne, aucune fourchette. Avec 2 événements partis du même côté, rééchantillonner par blocs ne peut retomber que sur la même valeur : le programme refuse de publier ce point et écrit « trop rare ». La ligne que le vendeur mettrait sur son affiche est exactement celle sur laquelle il n'y a rien à dire.

Le témoin, et c'est le chiffre le plus dérangeant de la page. Les règles ont été rejouées 2 000 fois par jeu sur des marches aléatoires — des séries construites pour ne contenir aucun signal, de même longueur et de même volatilité que le marché réel. Sur ces données dont on sait qu'il n'y a rien à trouver, la procédure de l'industrie — celle qui compte chaque bougie comme un tirage indépendant et publie la fourchette de Wilson — conclut quand même à un écart réel dans jusqu'à 6,5 % des cas (le RSI franchit 30 vers le haut, 20 barres, EUR/USD H1 (2 ans)).

Lisez bien ce qui est mesuré, parce que ce n'est pas la colonne « verdict » ci-dessus. Les verdicts du tableau se prononcent sur la fourchette par blocs, la prudente. Le témoin, lui, mesure exclusivement le taux de fausses découvertes de la méthode de Wilson — c'est délibéré : c'est elle que ce site accuse, donc c'est elle qu'il fallait mettre à l'épreuve du bruit pur. Ce n'est donc pas une faiblesse de nos données, ni même une faiblesse du tableau qui précède : c'est le prix affiché de la façon de compter qu'emploie tout le monde, sur des séries où il n'y avait rien à trouver.

Et tester 88 combinaisons ne coûte rien : à 5 % de risque d'erreur par test, on attend 4,3 faux positifs par pur hasard. Celui qui essaie trente réglages et publie le meilleur n'a pas menti sur le chiffre ; il a simplement omis les vingt-neuf autres. C'est le tour de passe-passe le plus répandu du secteur, et il ne demande aucune malhonnêteté consciente.

Le deuxième témoin, celui qui change tout

Une marche aléatoire est un adversaire trop faible, et on peut dire précisément pourquoi. Elle n'a aucune mémoire : chaque bougie y est tirée indépendamment de la précédente. Un vrai marché n'est pas comme ça. Il a des périodes agitées et des périodes calmes, des mouvements bien plus grands que ne l'autorise une loi normale, et parfois une tendance d'une bougie à la suivante — sur 5 de nos 11 séries, un mouvement est suivi d'un mouvement en sens inverse un peu plus souvent que l'inverse, de façon mesurable. Sur les autres, l'effet ne se distingue pas du hasard de mesure, et nous ne prétendons pas qu'il existe.

Pourquoi ça compte : « le RSI vient de franchir 30 vers le haut » est une autre façon de dire « ça vient de baisser ». Si le marché a la moindre tendance à rebondir après une baisse, la règle a raison sans que le RSI y soit pour quoi que ce soit — et un témoin sans mémoire ne peut pas le voir, donc il crédite la règle d'un mérite qui appartient au marché.

Un second témoin a donc été construit : il redécoupe les vraies variations du marché en morceaux et les rebat comme un paquet de cartes. À l'intérieur d'un morceau, tout ce que la série fait d'elle-même reste intact ; d'un morceau à l'autre, tout lien est coupé. Il garde donc le comportement du marché et perd toute information d'indicateur. Une règle n'est déclarée « hors bruit » que si elle bat les deux témoins : le chiffre publié est le pire des deux. Aucun des deux n'est décoratif — le premier est le plus sévère sur 60 lignes, le second sur 25.

La ligne qui illustre le mieux ce que ça change : « la clôture est au-dessus de l’EMA 200 et le RSI au-dessus de 50 » sur Nasdaq D (55 ans). Face à la marche aléatoire, elle sort à 0,05 % — c'est le plancher : aucune des 2 000 séries sans mémoire ne l'égale. Face au témoin qui a le comportement du marché, elle passe à 3,2 %, soit 65 fois moins impressionnante.

Et voici ce que nous ne savons pas, parce qu'il serait facile de le maquiller. Le second témoin garde plusieurs propriétés du marché à la fois — l'ampleur des mouvements extrêmes, l'alternance des périodes calmes et agitées, la tendance de fond, le lien d'une bougie à la suivante. Nous ne pouvons pas dire laquelle de ces propriétés suffit à expliquer la règle. Ce que la mesure établit est plus modeste, et c'est déjà beaucoup : dès que l'adversaire se comporte comme un marché plutôt que comme un dé, l'avantage de la règle s'effondre.

Et maintenant, la correction que personne ne fait

Sur les 88 combinaisons jouées, 85 rendent une p-valeur — les 3 autres correspondent à des règles qui ne se sont jamais déclenchées, et on ne corrige pas une case vide. Parmi ces 85, 9 passent sous la barre des 5 % (dont 7 franchissent aussi le filtre de la fourchette et reçoivent le verdict « hors bruit »). C'est plus que les 4,3 attendues par pur hasard, et il serait tentant de s'arrêter là. Ce serait la faute exacte que cette page dénonce depuis le début, parce qu'un seuil de 5 % par test ne veut plus rien dire quand on fait 85 tests.

Deux corrections classiques existent pour ça — Bonferroni, la plus sévère, et Benjamini-Hochberg, qui contrôle la part de fausses découvertes parmi les découvertes. Les deux ont été appliquées. Le seuil descend à 0,059 %. La meilleure de nos 85 combinaisons est à 0,40 %. Résultat : aucune ne survit à Bonferroni, aucune à Benjamini-Hochberg.

Un détail qui compte, parce qu'il aurait pu rendre ce résultat vide : si le nombre de tirages avait été trop faible, le seuil corrigé aurait été inatteignable par construction et zéro survivant n'aurait rien prouvé du tout. Une p-valeur estimée par tirage a un plancher — elle ne peut pas descendre sous « un tirage sur tous » — et ce plancher n'est pas le même pour chaque combinaison : il dépend du nombre de tirages où la règle s'est effectivement déclenchée. Avec 2 000 tirages par témoin, la mieux dotée de nos combinaisons plafonne à 0,050 %, sous le seuil de 0,059 % : une règle pouvait survivre. Aucune ne l'a fait.

Et la réserve, que nous préférons écrire plutôt que laisser découvrir. Sur les 85 combinaisons corrigées, une s'est déclenchée si rarement que son plancher — jusqu'à 0,121 % — reste au-dessus du seuil corrigé. Pour celle-là, l'échec n'établit rien : elle ne pouvait pas passer, quoi qu'elle fasse. Le résultat porte sur les 84 autres.

Ce qu’on entend, et qui est faux

« J’ai backtesté cette stratégie, elle sort à 68 % de réussite »

Cinq questions suffisent, et aucune ne porte sur la stratégie : sur combien d'événements distincts — pas de bougies ? quelle est la fourchette ? quel était le taux de base du marché sur la même période ? combien de variantes ont été essayées avant celle-là ? et cette fourchette suppose-t-elle que des barres qui se suivent sont indépendantes ? Une réponse manquante sur les cinq suffit à ranger le chiffre au même endroit que les 100,0 % ci-dessus.

La question à poser, celle que vous emportez si vous n'emportez rien d'autre. Quand quelqu'un vous montre une statistique sur des données de marché, demandez-lui combien d'événements distincts il a, pas combien de bougies. Les deux nombres portent le même nom — « n » — et ils ne mesurent pas la même chose : 9 387 bougies passées du même côté d'une moyenne, ce sont 537 événements. Un vendeur qui a compté les bougies n'a pas forcément triché ; il a simplement rendu sa fourchette plus étroite qu'elle n'a le droit de l'être, et c'est cette étroitesse-là qui rend un chiffre convaincant.

Maintenant, la lecture honnête, et elle n'est pas celle qu'on attend. Ce tableau ne démontre pas que ces règles sont sans valeur. Écrire « les indicateurs ne marchent pas » serait exactement la même faute que d'écrire qu'ils marchent. Ce que ces 84 441 barres établissent est plus étroit, et plus solide : sur 88 combinaisons de règle et d'horizon, dont plusieurs mesurées sur des dizaines d'années de marché, aucune ne tient une fois qu'on corrige pour le nombre d'essais et qu'on exige de battre un marché qui a sa propre mémoire.

Ce que cela ne dit pas, et il faut le dire aussi : nos règles sont des versions mécaniques et volontairement grossières de ce que fait un opérateur. Personne n'achète parce que le RSI a franchi 30, sans regarder ni la tendance, ni le niveau, ni le contexte. Ce banc n'évalue pas « le RSI » : il évalue le RSI utilisé seul, comme un signal automatique. C'est déjà la façon dont il est vendu, et c'est celle-là qui ne résiste pas.

C'est précisément ce que l'industrie du signal n'avoue jamais. Elle ne ment pas toujours sur ses chiffres ; elle tait la fourchette, le taux de base, le nombre d'essais et le nombre d'événements réellement distincts, et ces quatre omissions suffisent. Le premier réflexe utile que vous emportez de cette page n'est pas de savoir si une règle marche : c'est de savoir reconnaître qu'on ne vous a pas donné de quoi le savoir.

Conduite à tenir
  • Devant tout taux de réussite annoncé, réclamez trois nombres avant d’en discuter : le nombre d’événements, la fourchette à 95 %, et le taux de base du même marché sur la même période.
  • Demandez combien de variantes ont été essayées avant celle qu’on vous montre. La question est plus informative que la réponse.
  • Avant de juger un signal sur vos propres relevés, mesurez d’abord ce que fait le marché sans lui : c’est la barre à battre, et elle est rarement loin de la moitié.
  • Ce que vous ne faites pas : vous ne concluez pas dans l’autre sens non plus. Ce tableau ne démontre pas que ces règles sont sans valeur : il démontre que cet échantillon ne permet pas de trancher, ce qui n’est pas la même chose.

Ce qu’on ne sait pas, et qu’il faut dire

Un site honnête doit nommer ses trous. Voici les nôtres.

  • Le multi-timeframe discrétionnaire n'a jamais été évalué tel qu'il est enseigné. Aucune étude académique ne mesure la séquence journalier → H4 → H1 avec jugement humain. Ce n'est ni une validation ni une réfutation : c'est une absence.
  • Aucun taux de réussite fiable n'existe pour les divergences. Les chiffres qui circulent ne publient pas leurs paramètres de détection, donc ils ne sont pas interprétables.
  • Nos moyennes mobiles ne sont pas confrontées à l'affichage de TradingView — seul le RSI l'est, et il tombe juste : 38,605118 contre 38,61 affichés, l'écart entier venant du pas d'affichage. Pour les moyennes, le connecteur refuse d'ajouter l'étude au graphique, et ce n'est pas une question de libellé : huit noms ont été essayés, et un indicateur témoin s'ajoute, lui, sans difficulté. Nos EMA reposent donc sur la définition de Pine vérifiée ligne à ligne et sur les tests qui les y comparent barre par barre — pas sur ce que vous voyez à l'écran.
  • Les études citées portent sur des marchés et des périodes précis — actions américaines, indices, quelques paires de devises. Les transposer à votre actif et à votre unité de temps est une extrapolation, pas une déduction.

La conclusion de tout ce site tient en une phrase, et elle n'est pas décourageante : ces indicateurs ne sont pas inutiles, ils sont mal employés. Ils décrivent proprement une chose — l'écart du prix à son passé récent — et ils la décrivent une seule fois. Ce que vous en ferez dépend entièrement de ce que vous savez déjà lire sur un graphique.

Conduite à tenir
  • Tenez la liste de vos propres trous : ce que vous n’avez pas mesuré, et ce que vous croyez sans l’avoir vérifié.
  • Avant de transposer une étude à votre actif et à votre unité de temps, relevez sur quel marché et sur quelle période elle a réellement porté.
  • Quand une question reste ouverte, écrivez « je ne sais pas » dans votre journal plutôt que de trancher.
  • Ce que vous ne faites pas : vous ne lisez pas une absence de mesure comme une réfutation. Le multi-timeframe discrétionnaire n’a jamais été évalué : ce n’est ni une validation ni son contraire.